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La DGES publie puis dément une « liste noire » d’écoles privées : la polémique s’enkyste

10/06/2026 Par 0 commentaire
Diplômes softcare ou le triomphe des lobbies

Le ministère de l’Enseignement supérieur a fait marche arrière après la diffusion d’un document qualifiant plusieurs écoles privées de « non habilitées » à délivrer certains diplômes. Annoncé d’abord par la Direction générale de l’enseignement supérieur (DGES), le geste de retrait et la qualification du document comme « document de travail » ont suscité une vive polémique.

Une diffusion contestée malgré les mentions officielles

La DGES a expliqué le 5 octobre que le document n’avait pas suivi « les circuits de validation » et n’était pas destiné à la publication. Pourtant, la liste était signée par le Pr Mamadou Sidibé, portait la mention « large diffusion » et a été mise en ligne sur les canaux digitaux officiels du ministère. Ces éléments rendent difficile l’argument d’une simple fuite ou d’une erreur de procédure.

Des tensions qui dépassent la communication

Plusieurs établissements cités — parmi lesquels ISEG, CEDS et CISPAIX — ont immédiatement demandé le retrait de leur nom et menacé de saisir la justice. Mais, note la chronique, la pression à l’origine du retrait ne peut se résumer aux seules réactions des écoles. Certains personnes citées dans la liste, comme Cheikh Omar Diagne et Aïda Mbodji, sont des acteurs politiques dont les diplômes et soutenances ont été médiatisés, rendant l’affaire sensible au-delà du périmètre administratif.

Un besoin de méthode : publier la liste des reconnus plutôt que la « noire »

Selon la critique formulée, la DGES aurait mieux fait de publier une liste des établissements expressément reconnus, en précisant que toute école absente est hors circuit jusqu’à preuve du contraire, et de maintenir des mises à jour régulières. La publication d’une « liste noire » crée, est-il estimé, une zone d’incertitude exploitée par des établissements pour prétendre à une légitimité.

La polémique ravive des souvenirs de l’affaire Softcare et pose la question du conflit entre intérêt public, transparence et pressions politiques ou économiques dans le sous-secteur privé de l’enseignement supérieur.

Source initiale : seneweb.com

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