Mody Niang : le doyen s’en est allé, l’héritage moral demeure
Chapeau : Mody Niang, figure respectée pour sa plume engagée et son exigence morale, est décédé. Au-delà de la douleur du deuil, son parcours laisse un héritage centré sur la lutte contre la corruption, le refus des privilèges et l’appel à une gouvernance au service du bien commun.
Une plume contre les dérives
Tout au long de sa carrière, Mody Niang a utilisé sa voix pour dénoncer la corruption, le gaspillage et les prédateurs des deniers publics. Sa conviction : chaque franc détourné prive une école, une prise en charge médicale ou l’avenir d’un jeune. Pour lui, la bonne gouvernance n’était pas un slogan, mais une exigence éthique et citoyenne.
Le courage de renoncer
Au-delà des prises de position, Mody Niang s’est distingué par une capacité rare à renoncer aux fonctions et aux avantages lorsqu’il estimait ne plus pouvoir servir correctement. Cet acte, souligne l’auteur de la contribution, est une leçon dans une société où l’on s’accroche trop souvent aux titres et aux privilèges.
Un héritage à porter
Son engagement dépassait les appartenances partisanes : il a soutenu Ousmane Sonko par espoir de changement, mais son combat dépassait les personnes et visait à transformer les comportements et la gestion du bien commun. Enterré à Koki, Mody Niang laisse une « conscience » à entretenir et un appel à poursuivre la défense des principes pour lesquels il s’est battu.
Source initiale : seneweb.com


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