Affaire « Diodio Glow » : aveux puis recul, l’enquête s’épaissit
Mame Diarra Thiam, dite « Diodio Glow Skin », a été entendue cette semaine par la Division spéciale de cybersécurité (DSC). Selon L’Observateur, elle aurait d’abord reconnu avoir financé une opération de dénigrement et de cyberharcèlement, puis serait revenue sur ces aveux lors d’une confrontation avec une co‑mise en cause.
Aveux puis retour en arrière
Lors de son interrogatoire individuel jeudi, la cheffe d’entreprise se serait « effondrée face à la précision des preuves technologiques » et aurait indiqué avoir versé des fonds pour s’en prendre à ses détracteurs. Elle aurait également fourni aux enquêteurs une liste de personnes visées et les noms d’influenceurs rémunérés.
Le lendemain, lors d’une confrontation avec Rokhaya Fall, dite « Rox la Chancelière », Diodio aurait nié ces déclarations. Les deux femmes affirment désormais que les 7 millions de francs CFA en cause étaient des « donations caritatives pour des œuvres sociales », notamment pour la lutte contre le cancer, selon la même source.
Origine de l’affaire et suite judiciaire
L’affaire remonte à avril 2026, après l’arrestation de sept employés de Diodio Glow Skin pour un vol présumé de produits cosmétiques. La dirigeante avait alors évoqué un préjudice supérieur à 200 millions FCFA, montant que les enquêteurs ont rapidement jugé surévalué.
La controverse avait été alimentée par les critiques d’une créatrice de contenu, Tata Nafi Cannes, lors d’un direct TikTok. Selon l’accusation, Diodio aurait ensuite recruté un « commando du clic » via des intermédiaires, pour discréditer ses opposants.
Enquête en cours
La garde à vue de Diodio et de Rox a été prolongée en raison de la complexité des investigations, notamment des mouvements de fonds impliquant des comptes à l’étranger et la nécessité d’auditions complémentaires. Si aucune nouvelle prolongation n’est décidée, elles pourraient être déférées lundi devant le parquet de Pikine‑Guédiawaye. L’Observateur évoque la possibilité d’une ouverture d’information judiciaire par le procureur.
Source initiale : seneweb.com
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