Prix du pétrole en hausse : les subventions menacent les finances de plusieurs États africains
Le baril de pétrole a atteint 115 dollars, une hausse liée notamment aux attaques sur des installations pétrolières et aux tensions dans le détroit d’Ormuz. En Afrique, cette progression n’apparaît pas toujours à la pompe car plusieurs pays maintiennent des prix fixes et subviennent à la différence.
Ces subventions, déjà coûteuses, peuvent rapidement devenir insoutenables : elles représentent des montants « qui peuvent atteindre plusieurs centaines de millions et frôler le milliard de dollars » dans les cas extrêmes, souligne Charles Thiémélé, directeur du développement en Afrique d’OAT Trading. Conséquence : la dette publique augmente plus vite lorsque le baril est haut, et certains États risquent de se retrouver en position de faillite si les mesures ne sont pas réformées.
Pour Charles Thiémélé, la solution passe par une réforme progressive : « Les États n’ont pas vocation à subventionner ad vitam aeternam l’énergie. Si elle est chère, elle devra être payée à son juste niveau. »
Source initiale : RFI


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