Ebola : les ministres de la Santé africains appellent à une coordination régionale renforcée
Les ministres de la Santé africains se sont réunis en urgence le 28 octobre lors d’une visioconférence convoquée par l’Union africaine et l’Africa CDC pour faire le point sur la flambée d’Ebola Bundibugyo, qui affecte plusieurs pays et a franchi la barre des 10 000 cas le 27 octobre.
Une épidémie multi‑pays et des décès plus nombreux
Le virus a été détecté en République démocratique du Congo (RDC), en Ouganda, au Kenya et au Nigeria. L’Africa CDC alerte que le rythme des décès est « deux fois plus élevé » que lors de l’épidémie de 2014‑2016 en Afrique de l’Ouest et que « aucun pays n’est actuellement à l’abri » tant que la surveillance et la coordination ne sont pas renforcées.
Mesures recommandées et priorités
Les ministres ont souligné l’importance du contrôle des points d’entrée et du renforcement de la surveillance transfrontalière. Un accord‑cadre régional doit être élaboré pour mieux coordonner les actions. Parmi les recommandations pratiques figurent la reconstitution des déplacements et des dates de début des symptômes pour les cas du Nigeria et du Kenya, le séquençage systématique des nouveaux cas liés à Abuja, et l’augmentation du séquençage dans les provinces de la RDC encore non couvertes.
Enjeux sur le terrain et financement
Les responsables ont rappelé les difficultés particulières dans l’est de la RDC (insécurité, terrain difficile) et la nécessité d’un soutien accru plutôt que de critiques. L’Africa CDC note que 80 % des nouveaux cas ne figurent pas dans les listes de contacts et que jusqu’à 65 % des décès surviennent en communauté, indiquant des chaînes de transmission non identifiées. Le contrôle de l’utilisation des financements a également été annoncé comme une priorité.
Source initiale : RFI




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