En RDC, la désinformation alimente les attaques contre le personnel soignant mobilisé contre Ebola
Des équipes de riposte à Ebola en Ituri, dans l’est de la République démocratique du Congo, font face à des violences et à une forte méfiance alimentée par des rumeurs locales et en ligne. Ces attaques compliquent la prise en charge des malades et les inhumations sécurisées nécessaires pour limiter la propagation du virus.
Des agressions déclenchées par des rumeurs
Plusieurs incidents ont visé des agents de santé et des centres de traitement. À Bunia, quatre volontaires de la Croix-Rouge ont été blessés lorsque des personnes ont tenté d’ouvrir un cercueil, convaincues que celui-ci était vide et que « Ebola n’existe pas ». BBC Verify recense au moins 12 cas de résistance communautaire liés à la désinformation, dont plusieurs confirmés par des images diffusées sur les réseaux sociaux.
Conséquences sur la riposte sanitaire
Selon les autorités et organisations humanitaires, la désinformation — allégations selon lesquelles les soignants infecteraient volontairement des gens, prélèveraient des organes ou profiteraient financièrement de la riposte — dissuade les malades de se présenter et pousse des familles à fuir ou à abandonner des corps. Le 1er juillet, un centre de traitement à Bafwabango (Ituri) a été incendié ; ailleurs, du matériel et des tentes d’isolement ont été détruits.
Un contexte épidémique et social complexe
L’épidémie, liée à l’espèce Bundibugyo, a infecté plus de 1 750 personnes et fait environ 600 morts depuis la mi-mai, selon les données gouvernementales citées par la BBC. Il n’existe actuellement ni vaccin ni traitement homologué pour cette espèce, mais un essai clinique de deux traitements a été lancé. Les experts soulignent que la maîtrise de l’épidémie dépend autant du rétablissement de la confiance des communautés que des réponses médicales.
Source initiale : BBC




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