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Amibe « mangeuse de cerveau » : pourquoi les cas se multiplient et comment se protéger

08/15/2026 Par 0 commentaire

Naegleria fowleri est une amibe présente dans l’eau douce chaude qui peut provoquer une méningo-encéphalite amibienne primitive (MEAP), une infection cérébrale souvent mortelle. Des cas récents, dont une importante épidémie au Kerala (Inde) et des infections signalées dans des lieux jusque-là inhabituels, relancent les inquiétudes.

Des cas plus nombreux et dans de nouveaux lieux

Entre 1962 et 2023, 488 cas environ ont été signalés dans le monde, principalement dans le sud des États-Unis, au Pakistan et en Australie, avec un taux de mortalité historique proche de 97 %. L’année dernière, plus de 200 cas ont été recensés en Inde — la plus grande épidémie connue — et des infections ont été relevées récemment en Europe et dans des régions plus froides des États-Unis.

Les infections ont aussi été liées à des environnements inattendus : un centre de surf indoor à Taïwan et une aire de jeux aquatiques aux États-Unis ont été impliqués dans des cas récents.

Pourquoi cette recrudescence ?

Plusieurs facteurs expliquent la hausse apparente des cas : le réchauffement climatique réchauffe les eaux et favorise la prolifération de l’amibe ; les outils de détection se sont améliorés, conduisant à davantage de diagnostics ; et les comportements de baignade exposent les personnes — en particulier les enfants — au risque.

Les enfants sont plus souvent touchés, probablement parce qu’ils aiment barboter dans l’eau chaude et que la pénétration nasale de l’amibe pourrait être plus facile chez les plus jeunes.

Symptômes, pronostic et prévention

Les premiers signes ressemblent souvent à une méningite : maux de tête, vomissements, confusion, hallucinations, puis évolution rapide vers des convulsions et un œdème cérébral. Le délai entre exposition et décès peut être très court : le cas narré dans l’article rapporte un décès sept jours et demi après une baignade.

Le pronostic reste sombre mais s’améliore localement : l’étude citée sur l’épidémie du Kerala rapporte un taux de survie supérieur aux estimations historiques, attribué à un diagnostic plus précoce et à de meilleurs protocoles de prise en charge.

Pour réduire le risque, les auteurs citent des mesures simples recommandées par les CDC : éviter d’introduire de l’eau dans le nez lors de baignades en eau douce chaude (pincer le nez ou utiliser un pince-nez), et pour le rinçage nasal, n’utiliser que de l’eau stérile, distillée ou préalablement bouillie et refroidie plutôt que l’eau du robinet.

Source initiale : BBC

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