Erdogan offre un revolver à chaque dirigeant de l’OTAN : les réactions et contraintes
Lors du sommet de l’OTAN à Ankara, le président turc Recep Tayyip Erdogan a offert à chaque dirigeant un revolver Gumusay .357 Magnum présenté dans un coffret, accompagné de six munitions et d’une note l’exemptant des contrôles à l’exportation.
Face à des réglementations nationales strictes et à des politiques internes concernant les dons d’États étrangers, plusieurs chefs de gouvernement n’ont pas pu ramener librement ces armes chez eux.
Exemples de réactions : le Premier ministre britannique Keir Starmer a laissé l’arme en Turquie pour qu’elle soit neutralisée avant importation ; l’Espagne a remis la sienne au ministère de l’Intérieur pour la rendre inutilisable ; la Belgique l’a confiée à la police de l’aéroport de Bruxelles à l’arrivée. Les Pays-Bas et la Suède ont temporairement laissé leurs revolvers dans leurs ambassades à Ankara (procédures en cours), et la Pologne attend le traitement documentaire à l’aéroport de Varsovie pour stockage sécurisé.
Plusieurs dirigeants ont choisi des solutions patrimoniales : Ursula von der Leyen a indiqué qu’elle ferait don de son revolver à un musée militaire une fois désaffecté, et le Premier ministre grec prévoit de le remettre au Musée de la guerre d’Athènes. L’arme destinée à la Première ministre italienne se trouve au Palazzo Chigi. Le Premier ministre canadien a rapatrié l’arme mais laissé les munitions en Turquie.
La démarche visait à mettre en avant l’industrie de défense turque, laquelle, selon le Small Arms Survey, a été le troisième exportateur mondial d’armes légères entre 2019 et 2024, pour environ 3 milliards de dollars d’exportations.
Source initiale : BBC


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