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Paris et Libreville signent un premier protocole sur le manganèse, développement industriel et modernisation du Transgabonais en vue

08/01/2026 Par 0 commentaire
Paris et Libreville signent un premier protocole sur le manganèse, développement industriel et modernisation du Transgabonais en vue

Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a signé lundi 20 juillet à Paris un premier protocole d’accord avec la France sur le développement de la filière manganèse, en présence des autorités françaises. L’accord, centré sur un engagement du groupe Eramet, prévoit des investissements pour augmenter la transformation du minerai au Gabon et moderniser le réseau ferroviaire national.

Des ambitions de transformation et trois scénarios industriels

Selon le protocole, Eramet s’engage à investir pour porter la capacité de transformation jusqu’à « jusqu’à 700 000 tonnes de manganèse » à l’horizon 2031, conformément à la « feuille de route industrielle conjointe ». Trois scénarios sont envisagés : la construction d’une usine d’oxyde de manganèse à Libreville d’ici 2028; la modernisation du complexe métallurgique de Moanda, unique site en activité en Afrique centrale; ou, le scénario le plus ambitieux, la construction d’une usine d’alliages de manganèse en 2031.

Conditions à remplir et enjeux logistiques

En contrepartie, le Gabon s’engage à fournir les conditions nécessaires à la viabilité économique des projets, notamment l’accès à l’énergie. Le protocole vise aussi à financer et accompagner le renouvellement des 650 kilomètres de voies du Transgabonais entre Owendo et Franceville, améliorant le désenclavement du pays et facilitant le transport du minerai.

Objectif de montée en gamme et tensions sur le calendrier

Libreville souhaite, à l’horizon 2029, cesser les exportations de manganèse à l’état brut et développer la transformation locale d’une partie de sa production, une priorité du président Oligui Nguema. Sur le papier, Paris soutient cette démarche, mais la France demande des assouplissements sur un calendrier jugé contraignant. Les discussions entre les partenaires, engagées depuis la visite d’Emmanuel Macron au Gabon en novembre 2025, se poursuivent tandis que d’autres accords sont attendus au cours de la visite présidentielle.

Source initiale : RFI

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