À Mora, hôpital débordé par l’afflux de patients fuyant l’insécurité
Après une attaque jihadiste dans la région, l’hôpital de Mora (extrême-nord du Cameroun) subit une forte affluence de patients et de déplacés, mettant en tension ses capacités de prise en charge.
Des services complets et des lits en nombre insuffisant
La pédiatrie de l’hôpital de district de Mora affiche un taux d’occupation supérieur à sa capacité. « Capacité des lits : 18. Nombre de malades : 31. On envoie les 13 autres malades où ? », s’interroge le docteur Abali Malloum, directeur de l’hôpital. Le nombre de consultations a augmenté dans tous les services, conduisant à l’ajout de matelas et de lits pour absorber l’afflux.
Des urgences variées et des patients sans ressources
Les urgences enregistrent de nombreux cas quotidiens, allant des césariennes aux accidents de la voie publique, explique Limane Adam Djibrilla, infirmier major et chef du bloc opératoire. Parmi les patients, beaucoup sont des déplacés qui affirment avoir fui leur village sans rien et ne disposent d’aucune ressource.
Des centres locaux inaccessibles, un renfort humanitaire insuffisant
Les centres de santé en zone rurale ne fonctionnent plus régulièrement « parce que ce sont des zones d’insécurité », précise Baboua Yerima, chef du district de santé de Mora. Médecins sans frontières a renforcé le plateau technique il y a deux ans, et quinze personnels de MSF sont venus en appui face à l’afflux, mais cela reste insuffisant pour une zone qui concentre des besoins importants.
Source initiale : RFI




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