Affaire Softcare : le ministre de l’Industrie détaille les contrôles et appelle à relancer l’entreprise
Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, est intervenu lors de l’examen du rapport parlementaire sur la commercialisation des produits Softcare pour exposer les contrôles effectués et les suites envisagées.
Contrôles menés et limites actuelles
Serigne Guèye Diop a rappelé que le ministère s’appuie sur plusieurs structures de contrôle, dont le laboratoire national d’analyse et de contrôle (ANAC). Il a précisé qu’aucun produit alimentaire n’entre au Sénégal sans certificat d’analyse de l’ANAC, mais que ce laboratoire « n’est pas équipé pour les produits non alimentaires », catégorie dans laquelle il a placé les produits Softcare.
Constatations et suites proposées
Le ministre a confirmé la présence d’agents assermentés de son département, en collaboration avec le ministère de la Santé, lors des contrôles sur le site de Softcare. Ces agents ont relevé des « défaillances dans le système alimentaire, dans le système de qualité et dans le système de gestion des produits ». Serigne Guèye Diop a assuré que « toutes les conclusions du rapport » avaient été retenues.
Renforcement des dispositifs et appel à l’investissement
Pour mieux suivre les produits non alimentaires, il a annoncé le renforcement du volet non alimentaire de l’ANAC et proposé la création d’une commission interministérielle associant les ministères du Commerce, de la Santé et de l’Environnement. Il a également insisté sur la nécessité de concilier contrôle et promotion de l’investissement : après sanctions et contrôles, les entreprises doivent pouvoir corriger leurs manquements et poursuivre leurs activités.
Enfin, le ministre a demandé aux députés, si possible, de ne pas prolonger la commission d’enquête, estimant que poursuivre l’examen public risquerait de « mettre la marque à terre » et nuire à l’attractivité du pays pour les investisseurs.
Source initiale : seneweb.com


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