Affaire Softcare : le rapport parlementaire ne prouve pas l’usage de matières périmées
Une mission parlementaire a présenté, vendredi 2 octobre, ses conclusions sur l’affaire Softcare. Les députés constatent que, bien que 1 300 kg de matières premières périmées aient été trouvés dans l’usine de la filiale sénégalaise du groupe, les éléments disponibles ne permettent pas de prouver que ces matières ont été intégrées au processus de fabrication.
Des conclusions qui confirment un précédent examen ministériel
Le rapport rejoint l’appréciation déjà formulée en mars par le ministre de la Santé, à l’issue d’une autre mission. Les parlementaires relèvent toutefois des « interrogations sérieuses » sur la gestion des matières périmées par l’entreprise, sans pouvoir établir de façon certaine leur utilisation dans les produits mis sur le marché.
Entre protection de la santé et enjeux industriels
Le ministre de l’Industrie, Serigne Guèye Diop, a estimé que l’État doit désormais permettre à l’entreprise de « prendre un second souffle » après répression et sanctions, pour préserver l’emploi et l’industrialisation. Des voix, comme la députée Rokhy Ndiaye (Pastef) et des associations de consommateurs, ont en revanche souligné l’atteinte à la confiance dans l’agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (ARP) et la nécessité de protéger la santé publique. L’ARP a déjà fait l’objet de soupçons et son directeur général avait été limogé en mars.
Source initiale : RFI




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