Des troupes érythréennes signalées dans le nord du Tigré, tensions accrues entre Addis-Abeba et Asmara
Les combats ont repris dans le nord de l’Éthiopie depuis le 23 septembre entre l’armée fédérale et le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Des sources locales et un commandant de la milice progouvernementale signalent désormais la présence de troupes érythréennes se déployant vers le sud du Tigré, à proximité de Mekele.
Des unités érythréennes signalées à Adigrat et en progression vers Mekele
Selon des habitants et un responsable local contactés par l’AFP, des soldats en uniformes érythréens ont circulé ces derniers jours à Adigrat, ville située à environ 40 km au sud de la frontière érythréenne. Des témoins affirment que ces troupes, certaines équipées d’armement lourd, se dirigent vers le sud en empruntant la route reliant Adigrat à Wukro, Idaga Hamus et Mekele.
Positionnement progouvernemental et frappes de drones
Le général Gebreigziabher Beyene, chef de la Force de paix du Tigré (TPF) alliée au gouvernement, a indiqué que les forces progouvernementales sont positionnées vers Wukro et ont repris Mekele sans combats après le retrait du TPLF. Il a aussi fait état d’unités érythréennes ayant avancé jusqu’à Idaga Hamus et d’interventions de drones éthiopiens contre ces unités.
Accusations, rupture diplomatique et conséquences régionales
Addis-Abeba accuse l’Érythrée de soutenir le TPLF et, le 1er octobre, a dénoncé des actes d’hostilités érythréens, entraînant la rupture des relations diplomatiques récemment rétablies. Le ministre érythréen de l’Information n’a pas nié ces mouvements et a affirmé sur X que l’Éthiopie cherche à fabriquer un « narratif » pour justifier une agression contre l’Érythrée.
Des frappes de drones ont également visé des localités proches de la frontière, notamment Adwa, où un habitant évoque deux hôtels touchés et plusieurs morts — ces informations n’ont pas pu être vérifiées de façon indépendante par l’AFP.
Source initiale : seneweb.com




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