À Kidal, l’armée et ses partenaires russes reprennent la ville mais les civils ont fui
Trois jours après le retour des forces maliennes accompagnées de leurs partenaires russes de l’Africa Corps, Kidal est sous le contrôle des militaires, mais la ville est quasi déserte et les opérations de sécurisation se poursuivent.
Soldats présents, civils absents
Sur les images diffusées par les forces, soldats maliens et éléments de l’Africa Corps posent devant le fort de Kidal, où flotte de nouveau le drapeau malien. Les patrouilles occupent la ville et ses abords immédiats, tandis que l’armée concentre ses efforts sur le « nettoyage » et le « déminage », selon l’agence russe African Initiative.
Des foyers armés repoussé mais pas éliminés
Les indépendantistes du Front de libération de l’Azawad (FLA) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), lié à al-Qaïda, se sont retirés avant l’arrivée de l’armée. Cependant, l’armée n’a pas encore engagé de progression au-delà de Kidal et n’a pas réinvesti des positions comme le camp de Tessalit ou la zone de Tinzaouatène.
Population déplacée et services absents
La ville, qui comptait environ 30 000 habitants, n’en abriterait plus qu’une centaine selon un ancien élu municipal. Beaucoup se sont réfugiés en Algérie, en Mauritanie ou dans la région de Gao après des mois de combats et de bombardements qui ont partiellement détruit des quartiers. Le retour des habitants dépendra, estiment des Kidalois, du rétablissement des services de base et du comportement des forces sur place.
Le gouvernement de transition a annoncé un « retour progressif de l’administration et des services sociaux de base », mais, à ce jour, le gouverneur de Kidal ne s’est pas réinstallé en ville.
Source initiale : RFI




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