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Côte d’Ivoire : le PPA-CI lance le déploiement de son « Pacte social »

10/11/2026 Par 0 commentaire
Côte d’Ivoire: le PPA-CI de Laurent Gbagbo lance le déploiement de son «Pacte social»

Le Parti des peuples africains–Côte d’Ivoire (PPA-CI) a lancé, samedi 10 octobre, le déploiement de son « Pacte social ». Absente de la cérémonie, la figure tutélaire du parti, Laurent Gbagbo, est en déplacement à l’étranger « pour raisons personnelles », selon les organisateurs.

Un projet en sept piliers pour « aller à la rencontre des populations »

Le pacte, présenté comme issu du programme élaboré par Laurent Gbagbo pour la présidentielle à laquelle il n’a finalement pas participé, vise à répondre à des problèmes concrets : coût de la vie, emploi des jeunes, réconciliation nationale. Chaque pilier a été confié à un « ambassadeur » chargé de parcourir le pays jusqu’en décembre 2027 pour recueillir les préoccupations des citoyens et préparer un livre blanc qui sera soumis lors des assises du Pacte.

Maintenir la présence du parti dans le débat public

Pour l’exécutif du PPA-CI, coordonné par Jean-Gervais Tcheïdé, l’initiative se veut inclusive et destinée « à tous les Ivoiriens sans distinction ». L’analyste Abdourahmane Barry souligne cependant que l’effet institutionnel reste incertain faute de relais parlementaires et que l’opération vise d’abord à maintenir le parti dans le débat public et à remobiliser ses militants après l’absence du PPA-CI aux scrutins de 2025.

Hommages et tensions autour de cadres poursuivis

La cérémonie a également rendu hommage à des cadres du parti visés par des procédures judiciaires, parmi lesquels les vice-présidents Damana Pickass et Justin Katinan Koné, poursuivis pour des faits qualifiés d’« actes terroristes ». Jean-Gervais Tcheïdé a assuré que ces convocations ne démobiliseraient pas le parti. Sébastien Dano Djédjé, lui-même convoqué le 12 octobre par la cellule antiterroriste, a abondé dans ce sens.

Le gouvernement, contacté par RFI, conteste la qualification d’arrestations politiques et indique qu’il s’agit de « prisonniers de droit commun » ayant commis des délits prévus par la loi, citant notamment la diffusion de fausses informations et des troubles à l’ordre public.

Source initiale : RFI

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