Ghana : sept femmes arrêtées après la vente de « bouquets d’argent », la Banque centrale rappelle la loi
Sept femmes ont été arrêtées le 5 octobre au Ghana, accusées d’avoir fabriqué des « bouquets d’argent » — compositions décoratives réalisées à partir de billets — et destinées à être offertes lors de mariages ou d’autres cérémonies. La scène filmée et partagée sur les réseaux sociaux a relancé un débat national sur l’usage des billets de banque.
La Banque du Ghana parle d’« utilisation abusive »
La Banque centrale du Ghana avait déjà mis en garde en juillet contre des pratiques jugées contraires à l’intégrité de la monnaie, citant notamment le « spraying » (lancer des billets lors d’événements) et les bouquets d’argent. Dinah Bonzi, représentante du département de gestion monétaire, a affirmé que ces agissements constituent une utilisation abusive de la devise et que les personnes concernées devront répondre devant la justice.
Impact économique et réactions publiques
La mesure a des répercussions immédiates pour les commerçants : plusieurs magasins de fleurs et de décoration, dont un employé cité à Accra, ont suspendu la vente de ces bouquets, qui représentaient jusqu’à 10 % de leur chiffre d’affaires. Du côté de l’opinion, les réactions oscillent entre incompréhension, ironie et condamnation morale ; certains estiment que la pratique dégrade la valeur symbolique de la monnaie, d’autres demandent des clarifications juridiques de la part de la Banque.
Un débat qui dépasse les frontières du Ghana
Outre le Ghana, d’autres banques centrales africaines — au Nigeria, au Kenya, au Botswana et en Zambie — ont déjà alerté sur les risques juridiques liés à l’usage festif des billets. Les autorités ghanéennes n’ont pas encore communiqué sur d’éventuelles poursuites contre les personnes arrêtées, la Banque du Ghana présentant ces actions comme un avertissement dissuasif envers le public.
Source initiale : France 24




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