Albanie : nouveaux heurts à Tirana, le pouvoir accuse des « mains étrangères »
De violents affrontements ont de nouveau opposé policiers et manifestants vendredi soir à Tirana, où la contestation antigouvernementale entre dans sa quatrième journée consécutive d’affrontements nocturnes.
Escalade dans la capitale
La police a eu recours à des gaz lacrymogènes et à des canons à eau pour disperser des groupes qui lançaient des pierres, brisaient des vitrines et bloquaient des rues avec des poubelles enflammées. Selon un journaliste de l’AFP, des magasins ont été pillés et des individus masqués ont tenté d’assiéger des bâtiments gouvernementaux.
Revendi cations et bilan
Les manifestants — étudiants et lycéens notamment — exigent la démission du Premier ministre Edi Rama, au pouvoir depuis 13 ans, et dénoncent les conditions d’enseignement ainsi que le coût des droits d’inscription universitaires. Un rassemblement s’est tenu devant le ministère de l’Éducation, où des manifestants scandaient « Rama démission ! ».
Le ministre de l’Intérieur a fait état de 156 personnes blessées ces derniers jours, dont 97 policiers, et d’au moins 160 arrestations. Deux policiers ont été suspendus pour usage excessif de la force, selon le gouvernement.
Accusations de la part du pouvoir et réaction européenne
Edi Rama a rejeté l’idée que la contestation reflète des aspirations légitimes, accusant sans les nommer des « mains étrangères » d’attiser les troubles et de vouloir compromettre la candidature de l’Albanie à l’Union européenne. L’UE, que le pays espère rejoindre d’ici 2030, a condamné les violences et demandé une enquête sur d’éventuels excès de la force policière.
Source initiale : seneweb.com



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