En Gambie, Adama Barrow fustige la marche aux chandelles et menace le député organisateur
Le président gambien Adama Barrow a vivement condamné, le 19 octobre à l’Arche du souvenir, la manifestation aux chandelles tenue en septembre à Banjul et dont la destination finale était la présidence de la République.
« Un acte de trahison », selon Barrow
Barrow a accusé les organisateurs, en particulier le député Momodou Lamin Bah, d’avoir « commis un crime très grave » en mobilisant des enfants pour marcher vers la State House pour protester contre des coupures d’électricité. « C’est un acte de trahison car on ne prend pas pour cible la résidence présidentielle », a déclaré le chef de l’État, ajoutant une comparaison historique : « Si cela avait été le président Jammeh, à la résidence présidentielle, il les aurait tous abattus. »
Il a mis en garde le député contre la répétition d’un tel rassemblement : « Nous le prévenons : c’est la dernière fois. S’il retourne, je vous jure qu’il ne recommencera pas. Nous lui ferons subir un sort qu’il n’oubliera jamais. »
La riposte du député : une manifestation pacifique
Momodou Lamin Bah a rapidement réagi, dénonçant les menaces du président. Il affirme avoir organisé « la toute première manifestation pacifique aux chandelles dans la ville de Banjul » pour réclamer « honnêteté, dignité et respect dans la gouvernance ». « Nous portions des bougies, pas des armes », a-t-il dit, estimant que la réaction présidentielle est « profondément décevante et dangereusement déconnectée de la démocratie ». Il a également déclaré qu’il tiendrait Barrow personnellement responsable en cas de préjudice contre lui ou sa famille.
Source initiale : seneweb.com




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