Zimbabwe : opposition, Églises et société civile s’unissent contre des amendements à la Constitution
Après l’adoption par un Parlement dominé par la Zanu-PF et la promulgation mardi 7 juillet de nouveaux amendements constitutionnels, l’opposition zimbabwéenne, des responsables d’Églises et des organisations de la société civile se sont réunis au sein d’une « Coalition du peuple » pour contester ces changements.
Ce que changent les amendements
Les modifications votées permettent notamment au président Emmerson Mnangagwa de prolonger son mandat de deux ans et suppriment l’élection du chef de l’État au suffrage universel direct. Elles ont été adoptées sans difficulté au Parlement, contrôlé par le parti présidentiel Zanu-PF, puis promulguées.
Une contestation politique et judiciaire
Les principales figures de l’opposition ont fait bloc dans une rare démonstration d’unité. Nelson Chamisa a appelé à ne pas « laisser le Zimbabwe glisser en silence vers une dictature constitutionnelle ». Les dirigeants de la coalition annoncent un recours devant la Cour constitutionnelle et affirment que leurs avocats préparent le dossier.
Appel à la mobilisation et rôle des Églises
Parmi les actions envisagées figurent des marches, des manifestations et des journées « villes mortes », selon l’opposant Lovemore Madhuku, qui a dit s’attendre à des répressions mais a assuré que les organisateurs n’avaient pas peur. Plusieurs responsables d’Églises ont rejoint la coalition ; le révérend Kupa Mtata a déclaré intervenir « en tant qu’homme d’Église » pour défendre le respect de la Constitution, estimant que la modification crée un « dangereux précédent ».
Source initiale : RFI




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