Nouvelle enquête relance l’affaire Pegasus : la France et des ministres ciblés, le Maroc mis en cause
Nouvel épisode dans l’affaire Pegasus. Le consortium d’investigation Forbidden Stories publie, le 16 juillet 2026, des révélations selon lesquelles le Maroc aurait utilisé le logiciel espion Pegasus de façon systématique contre des opposants, des journalistes et des voix critiques, y compris à l’extérieur du royaume. L’enquête affirme par ailleurs que plusieurs responsables français ont été ciblés et que Paris avait envisagé d’acquérir le logiciel avant de renoncer au projet.
Une enquête qui relance l’affaire
Forbidden Stories reprend des témoignages et des documents — notamment des notes citées de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) — indiquant que le Maroc utiliserait Pegasus depuis 2017. Le consortium rapporte aussi le témoignage d’un ancien agent des renseignements marocains qui confirme, selon les journalistes, l’usage intérieur du programme malgré les dénégations de Rabat.
Des responsables français visés
Selon Laurent Richard, fondateur de Forbidden Stories, le Premier ministre français Sébastien Lecornu aurait été infecté par Pegasus lors d’une visite au Maroc. L’enquête évoque au total sept ministres ciblés et mentionne le téléphone d’Emmanuel Macron dans une liste de cibles potentielles. Forbidden Stories décrit Pegasus comme « extrêmement intrusif », capable de prendre le contrôle de caméras, micros et messages chiffrés.
Paris avait étudié l’achat, puis renoncé
Le consortium affirme enfin que plusieurs administrations françaises ont étudié entre 2019 et 2020 l’acquisition du logiciel développé par le groupe israélien NSO. Le projet aurait été abandonné à la fin de 2020 après un arbitrage de l’Élysée, d’après l’enquête, qui cite des motifs de souveraineté technologique et de risque réputationnel.
Source initiale : RFI



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