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Législatives au Maroc : le PAM en tête, participation la plus basse depuis près de 20 ans

09/24/2026 Par 0 commentaire
Législatives au Maroc : le PAM en tête, la participation au plus bas depuis près de 20 ans

Le Parti authenticité et modernité (PAM) est arrivé en tête des élections législatives organisées mercredi au Maroc, selon des résultats provisoires annoncés par le ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit. Le scrutin se déroule dans un contexte de défiance envers la classe politique et d’inquiétudes sociales.

Résultats provisoires et configuration parlementaire

Le PAM remporte 97 des 395 sièges de la Chambre des représentants. Le Rassemblement national des indépendants (RNI), parti d’origine du chef du gouvernement sortant Aziz Akhannouch, décroche 66 sièges, en nette baisse par rapport à 2021. Le Parti de l’Istiqlal arrive troisième avec 65 sièges.

Opposition et faible mobilisation

Dans l’opposition, le Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste) voit son nombre de sièges quadrupler, passant de 13 en 2021 à 54 selon les résultats provisoires. Le taux de participation atteint 38,08 %, le plus faible depuis presque 20 ans, un signe de désaffection alimenté par les préoccupations liées au chômage, aux inégalités et à la qualité des services publics.

Enjeux et suites politiques

Le futur chef du gouvernement sera issu du parti arrivé en tête, donc du PAM. Après nomination par le roi Mohammed VI, il devra former une coalition pour un mandat de cinq ans, même si les grandes orientations des secteurs stratégiques restent sous la responsabilité du monarque.

Le PAM, fondé en 2008 par Fouad Ali El Himma, a fait campagne sur des promesses économiques comprenant une croissance moyenne ciblée et la création d’emplois. Le parti s’est appuyé sur des personnalités reconnues, dont Fouzi Lekjaa, ministre chargé du Budget, et Fatima Ezzahra Mansouri, ministre de l’Aménagement du territoire et maire de Marrakech, présentée par la presse locale comme une possible cheffe du gouvernement.

Aziz Akhannouch, malgré son retrait de la direction du RNI, a défendu son bilan pendant la campagne; il fait face à des accusations de conflits d’intérêts liées à sa société Afriquia.

Source initiale : France 24

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