Un mois après la crue meurtrière dans l’Himalaya : bilan et défis pour le Népal
Le 26 août, une gigantesque masse de glace, de roche et d’eau s’est détachée du versant nord du mont Langtang Lirung (5 200 m) et a plongé dans la vallée voisine, déclenchant une vague de boue et de débris qui a traversé des dizaines de kilomètres et submergé villages, infrastructures et sites hydroélectriques au Népal et jusqu’au Tibet chinois.
Un bilan humain lourd et encore provisoire
Selon l’autorité népalaise chargée des situations d’urgence, 1 451 corps ont été retrouvés et 5 705 personnes restent portées disparues. Les opérations de recherche se poursuivent, menées des deux côtés de la frontière népalo-chinoise. En Chine, les bilans officiels font état de 43 morts et 519 disparus.
Les morgues au Népal ont rapidement été débordées et l’identification des victimes par ADN est complexe : seules 112 dépouilles ont pour l’instant été identifiées. De nombreuses familles, sans nouvelles de leurs proches, ont organisé des rites funéraires symboliques.
Secours, évacuations et dégâts matériels
Depuis le désastre, près de 14 000 personnes ont été évacuées au Népal. Des équipes de secours, épaulées par des hélicoptères, des camions et des drones cargo, continuent de ravitailler les zones isolées tandis que des centaines de sauveteurs creusent la boue pour tenter de retrouver d’éventuels survivants.
La catastrophe a provoqué plus de 80 000 sinistrés ; des milliers de personnes ont perdu leur logement et sont hébergées dans des centres d’accueil ou chez des proches. Des ouvriers et du personnel travaillant sur des chantiers hydroélectriques figurent parmi les victimes et disparus.
Impact économique, énergétique et lien avec le changement climatique
Le gouvernement népalais évalue à plus de 4,7 milliards de dollars le coût de la reconstruction. La crue a aussi réduit d’environ 10 % la capacité de production d’électricité du pays, qui dépend à 90 % de l’hydroélectricité.
Des premières études scientifiques et des climatologues cités par les autorités indiquent que le réchauffement, en accélérant la fonte des glaciers et du pergélisol, a fragilisé les pentes de l’Himalaya et contribué à l’instabilité géologique à l’origine de l’effondrement. Le Premier ministre Balendra Shah a appelé la communauté internationale à prendre la mesure des risques climatiques et à agir en matière de « justice climatique ».
Source initiale : seneweb.com



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