Au Cameroun et au Tchad, les cyberarnaques frappent les jeunes et les plus précaires
La cybercriminalité se développe au Cameroun et au Tchad, avec des victimes souvent jeunes ou précaires, selon des experts cités par RFI. Les réseaux d’escrocs sont de mieux en mieux organisés et causent des pertes financières récurrentes qui pèsent lourd pour des familles.
Au Cameroun, une méthode fréquente consiste à usurper des initiatives gouvernementales : dès l’annonce d’un programme d’aide à l’entrepreneuriat ou à l’agriculture, des sites, boucles WhatsApp ou comptes Facebook sont créés pour demander des « frais annexes » pour l’ouverture d’un dossier. Une autre arnaque, dite « Dubaï Dream », fait miroiter un emploi à l’étranger ; les postulants envoient de l’argent à de prétendus intermédiaires qui n’existent pas.
Au Tchad, malgré une moindre pénétration d’internet, les fraudes sont souvent plus directes et passent par SMS. Les escrocs se font parfois passer pour des banques ou des organisations humanitaires, ciblant notamment déplacés et réfugiés. Les sommes réclamées peuvent être modestes (à partir d’environ 25 000 FCFA, ~40 €) mais leur répétition engendre des pertes significatives.
Ado Adamou Abba Ari, expert en cybersécurité et professeur à l’université de Garoua, souligne que peu de victimes portent plainte, ce qui limite les enquêtes. Le rapport appelle à une mobilisation de moyens et à une coopération accrue entre États pour mieux protéger les citoyens.
Source initiale : RFI




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