Au Tchad, Max Kemkoye dénonce « l’instrumentalisation » de la justice
Un mois après la libération de huit dirigeants du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP) graciés par le chef de l’État, l’opposant Max Kemkoye a dénoncé, samedi à N’Djamena, « l’instrumentalisation » de la justice au Tchad.
Présent au siège de son parti, l’Union des démocrates pour le développement et le progrès (UDP), Kemkoye a estimé que la justice « n’existe plus » en tant qu’institution indépendante et qu’elle sert à « couper la tête » de citoyens visés par le pouvoir. Il a qualifié l’absence d’une justice impartiale de « danger pour la République ».
Pour illustrer ses accusations, il a cité les cas des personnes déportées de Mandakao, condamnées selon lui injustement à long terme, des religieux détenus depuis plus d’un an, ainsi que des fonctionnaires visés par des amalgames. Les huit responsables du GCAP avaient été arrêtés fin avril, condamnés en mai à huit ans pour des faits incluant « mouvement insurrectionnel » et « association de malfaiteurs », puis graciés.
Source initiale : RFI




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