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Fin d’une présence militaire américaine de 20 ans en Irak : quel héritage et quels risques ?

09/30/2026 Par 0 commentaire
Les troupes américaines quittent l’Irak après 20 ans : quel est leur héritage et que nous réserve l’avenir ?

Les États-Unis vont achever le retrait de leurs dernières forces d’Irak d’ici le 30 septembre, mettant fin à une présence militaire qui a commencé avec l’invasion de 2003. Si la mission de lutte contre l’État islamique (EI) est officiellement close, les spécialistes divergent sur l’héritage laissé et les risques à venir pour la stabilité du pays.

Un retrait décidé pour des raisons sécuritaires et politiques

Ce départ suit un accord signé en 2024 entre Washington et Bagdad pour mettre fin à l’opération Inherent Resolve. Les effectifs américains, qui avaient dépassé 170 000 soldats en 2007, étaient tombés à environ 2 400 en décembre 2023, puis à un petit contingent principalement dans le Kurdistan. Les responsables américains ont aussi invoqué la multiplication d’attaques et la vulnérabilité du personnel, liées aux tensions régionales avec l’Iran.

Un héritage ambivalent

Les évaluations restent partagées. Certains experts reconnaissent des avancées politiques et des libertés accrues par rapport au régime de Saddam Hussein, notamment au Kurdistan, mais dénoncent aussi une déstabilisation régionale et une montée de l’influence iranienne après la chute du régime. La corruption et la persistance de groupes armés parallèles à l’État sont des réalités soulignées par plusieurs observateurs.

Les principaux défis et incertitudes

La question centrale est le rôle des milices chiites liées à l’Iran, intégrées au paysage politique et financier irakien et présentes au Parlement. Bagdad souhaitait les placer sous contrôle de l’État d’ici la date butoir, mais ces milices demandent une prolongation. Les experts estiment que l’enracinement de ces forces rend improbable un changement rapide.

Les observateurs mettent en garde contre plusieurs risques : une possible résurgence de l’EI si les tensions communautaires persistent, une pression accrue de l’Iran pour consolider son influence, et même le danger d’une fracture interne si l’absence de troupes étrangères modifie l’équilibre politique local. Tous s’accordent toutefois à dire que le retrait militaire ne signifie pas la fin de l’influence américaine — celle-ci subsiste via la diplomatie, les ventes d’armes et le soutien financier lié aux exportations pétrolières en dollars.

Pour beaucoup, cette étape marque « la fin d’un chapitre, pas le dernier » : les troupes avaient déjà quitté le pays en 2011 avant d’y revenir en 2014. Le futur d’ensemble dépendra de l’évolution des rapports de force internes et régionaux, et de la capacité de Bagdad à contrôler les milices et à renforcer ses institutions.

Source initiale : BBC

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