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La France et l’Île-de-France, grandes pourvoyeuses de joueurs au Mondial

08/15/2026 Par 0 commentaire

La présence massive de joueurs nés et formés en France dans des sélections étrangères est l’une des images marquantes de la Coupe du monde 2026. Le phénomène touche toutes les régions, mais l’Île-de-France occupe une place particulièrement visible.

Un exemple individuel : Ayyoub Bouaddi

Ayyoub Bouaddi illustre ce phénomène. Né en France et formé au LOSC, le milieu de terrain, désormais sélectionné par le Maroc, cumule un parcours scolaire et sportif remarquable : bac scientifique obtenu très jeune, études universitaires, montée rapide en équipe première et apparitions en Ligue des champions. Il a expliqué sur ses réseaux sociaux que son choix pour le Maroc ouvrait une « nouvelle étape » et qu’il resterait « fier » de sa double culture, sans renier ses passages en sélections de jeunes françaises.

Des chiffres révélateurs

Les chiffres confirment un mouvement de fond. En 2018, parmi les 736 joueurs du Mondial, 50 étaient nés en France (près de 7%), dont seize issus de Paris et sa banlieue. En 2026, avec 48 équipes et 1 248 joueurs au total, 289 participants jouent pour un pays autre que leur pays de naissance. Parmi eux, 99 sont nés en France — soit plus de 34% des joueurs nés à l’étranger et près de 8% de l’ensemble des participants — et 55 sont natifs d’Île-de-France. Ces chiffres font de la France l’un des principaux pourvoyeurs mondiaux de talents, dépassant même le Brésil sur cet indicateur.

Une génération qui assume sa complexité

Le phénomène ne se limite pas à des cas isolés : des titulaires ou cadres de plusieurs sélections ont été formés en France ou en Île-de-France. Des exemples cités dans le tournoi comprennent Ashraf Hakimi pour le Maroc ou les frères Guéla et Désiré Doué, nés en France mais engagés dans des sélections différentes. La mobilité des origines et l’importance des diasporas expliquent en grande partie ces choix, parfois motivés par des opportunités sportives, parfois par des filiations familiales et identitaires.

Si ces données n’augurent pas automatiquement d’un nouveau succès sportif pour la France, elles confirment que son système de formation reste une référence et que sa capitale constitue un réservoir disproportionné de talents pour le football mondial.

Source initiale : RFI

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