Mohamed Ouahbi, l’artisan discret des ambitions marocaines pour 2026
Longtemps méconnu au Maroc, Mohamed Ouahbi s’impose aujourd’hui comme l’architecte d’une sélection ambitieuse, tournée vers le titre mondial en 2026.
Un formateur belge devenu sélectionneur
Né en 1976 à Schaerbeek (Belgique), Ouahbi a fait ses armes dans les centres de formation, notamment au RSC Anderlecht où il a encadré des générations comprenant Youri Tielemans et Jérémy Doku. Educateur depuis 21 ans, il a été adjoint de l’équipe première d’Anderlecht avant de revenir au centre de formation. Après un court passage à Al-Fateh en Arabie saoudite, il est rappelé par la Fédération marocaine en 2022 pour prendre la tête des équipes nationales jeunes puis de la sélection A.
Une génération et une philosophie de jeu
Ouahbi a contribué à façonner la génération U20 qui a été sacrée championne du monde au Chili, en battant sur son parcours des nations comme l’Espagne, le Brésil, la France et l’Argentine. Sa philosophie repose sur l’attaque, le contrôle du jeu et le pressing haut. Selon d’anciens internationaux cités par l’AFP, il a apporté « une plus-value » et transformé le visage de l’équipe.
Des résultats qui nourrissent l’ambition pour 2026
Soutenue par des cadres tels qu’Achraf Hakimi et des révélations comme Ismael Saibari, la sélection a montré des signes convaincants : un match nul contre le Brésil (1-1), une qualification aux tirs au but face aux Pays-Bas en seizième de finale, puis l’accès aux quarts face à la France. Après la victoire 4-2 contre Haïti en phase de groupes, Ouahbi n’a pas caché son objectif : « Le Maroc est entré dans une nouvelle ère, une ère où nous devons croire en notre capacité à être sacrés champions du monde. »
Arrivé après la démission de Walid Regragui, Ouahbi a rapidement fédéré joueurs et supporters autour d’un projet ambitieux, fondé sur la formation et l’intégration de nombreux binationaux dans l’effectif.
Source initiale : RFI

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