Au Maroc, de nombreux jeunes boudent les législatives après les mobilisations de la « Gen Z 212 »
À quelques jours des élections législatives au Maroc, une partie significative de la jeunesse affiche son scepticisme et son intention de ne pas voter. Nées des mobilisations de la « Gen Z 212 » en 2025, ces contestations ont mis en lumière un fossé entre les revendications jeunes et les réponses des partis traditionnels.
Un désenchantement alimenté par le quotidien
À Casablanca, plusieurs jeunes interrogés par France 24 expliquent qu’ils ne voient pas comment le vote améliorerait leur situation : chômage, bas salaires et difficultés d’accès aux services publics reviennent comme motifs d’abstention. Certains, qui ont participé aux manifestations de la Gen Z 212, estiment que les institutions partisanes ne portent pas leurs revendications.
Des réponses gouvernementales contestées
Pour tenter d’encourager la participation des jeunes, le gouvernement a introduit un dispositif prenant en charge jusqu’à 75 % des dépenses de campagne pour les candidats de moins de 35 ans sans affiliation politique, ainsi que des quotas et incitations financières pour femmes et jeunes dans les instances dirigeantes des partis. Le budget 2026 réserve par ailleurs 140 milliards de dirhams aux secteurs de la santé et de l’éducation, avec la création annoncée de plus de 27 000 postes et la réhabilitation de 90 hôpitaux.
Participation incertaine
Les jeunes représentent environ un quart de la population (15‑29 ans), mais leur présence dans les listes électorales est moindre : 15 % des inscrits ont entre 25 et 34 ans et seulement 4 % entre 18 et 24 ans. Le taux de participation aux législatives de 2021 était proche de 50 % ; des observateurs craignent une hausse de l’abstention cette année, d’autant que le nombre d’électeurs inscrits a diminué d’environ 2,2 millions depuis 2021.
Source initiale : France 24


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