Diaydi Bâ Cissé juge excessif le pouvoir prêté au président de l’Assemblée
Interpellé par la menace d’Ousmane Sonko de ne pas faire voter la loi de finances, El Hadji Diaydi Bâ Cissé juge excessif de dire que le président de l’Assemblée nationale peut « bloquer le pays ». Pour lui, la Constitution sénégalaise prévoit des mécanismes permettant d’assurer la continuité de l’État en cas de désaccord entre exécutif et législatif.
Le responsable des Cadres patriotes républicains appelle surtout à la collaboration des institutions et à l’application des règles pour éviter que le conflit politique ne se transforme en paralysie. Il qualifie le régime de présidentiel, avec des traits hybrides, et souligne la nécessité d’un équilibre des pouvoirs pour prévenir les blocages.
Les tensions dépassent la loi de finances : après des propos de Sonko évoquant une motion de censure, le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Abdourahmane Diouf, l’a critiqué pour méconnaissance des procédures parlementaires. Diaydi Bâ Cissé analyse par ailleurs la stratégie communicationnelle de Sonko (identifier un problème, attribuer la responsabilité, formuler une revendication) et cite des retards de paiements de bourses et d’allocations comme exemples concrets de revendications publiques. Il plaide aussi pour la territorialisation des politiques publiques afin de mieux répondre aux préoccupations locales.
Source initiale : senego.com


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