RDC : Kinshasa assouplit la quarantaine et évalue le risque au cas par cas face à l’épidémie d’Ebola
La République démocratique du Congo revoit sa stratégie de mobilité pour lutter contre l’épidémie d’Ebola. Face à une progression rapide et près de 1 000 morts recensés en deux mois, Kinshasa remplace la quarantaine uniforme par une évaluation individuelle du risque.
Une classification en trois niveaux de risque
Un nouvel arrêté du ministre de la Santé institue désormais trois catégories d’intervenants selon leur exposition réelle au virus. Les personnes jugées à haut risque restent soumises à un isolement de 21 jours et à une interdiction de voyager, sauf dérogation. Les personnes considérées à faible risque ou à risque minimal — parmi lesquelles sont cités les journalistes — peuvent se déplacer après une évaluation individuelle et sous conditions.
Motivation : accélérer la riposte sans sacrifier la sécurité
Les autorités expliquent que le principe d’une quarantaine identique pour tous ralentissait le déploiement des équipes de riposte. La nouvelle approche vise à préserver les capacités opérationnelles tout en limitant les risques de propagation.
Alignement sur l’OMS et inquiétudes persistantes
Le texte renforce par ailleurs les contrôles sanitaires aux frontières et s’aligne sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé et sur le Règlement sanitaire international. Les organisations humanitaires restent néanmoins préoccupées : le taux de létalité approche les 40 %, et l’OMS note que deux tiers des décès surviennent en dehors des structures de santé, signe que la transmission n’est pas encore maîtrisée.
Source initiale : RFI



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