Coupe du Monde 2026 : les chiffres marquants en-dehors du jeu
La Coupe du Monde 2026, tenue aux États-Unis, au Mexique et au Canada, a marqué l’histoire : première édition organisée dans plus de deux pays et première à réunir 48 équipes. Mais le tournoi a laissé d’autres traces, moins visibles que le trophée, qui méritent d’être rappelées.
Records d’affluence et empreinte carbone
La FIFA a enregistré un nouveau record d’affluence en phase de groupes avec 4,6 millions de spectateurs pour les 72 matchs, battant le précédent record de 1994. Après les 16es de finale, l’affluence cumulée atteignait environ 6,25 millions de spectateurs.
Côté environnemental, le réseau Scientists for Global Responsibility (SGR) considère ce Mondial comme le plus polluant de l’histoire : son empreinte carbone pourrait atteindre neuf millions de tonnes de CO₂, soit près du double de la moyenne des quatre tournois précédents.
Statistiques et performances individuelles
Le tournoi a livré des chiffres surprenants : 61 penalties ont été tirés au total, avec un taux de transformation de 65,5 %, le plus bas depuis 1966 selon Opta. Lionel Messi a lui-même manqué deux penalties.
Parmi les performances physiques, un joueur français a été le plus rapide du tournoi avec un pic à 37,6 km/h lors du match contre le Maroc ; seul Anthony Elanga est passé au-dessus des 37 km/h. Le milieu espagnol Rodri a parcouru près de 84 km en sept matchs, illustrant son rôle central au sein de la sélection.
Gardiens, surprises et conditions de jeu
Le Paraguay a créé l’une des grandes surprises en éliminant l’Allemagne et en accrochant la France 70 minutes durant en huitièmes. Son gardien Orlando Gill a totalisé 28 arrêts sur la campagne, record du tournoi. Curaçao a aussi vu son gardien Eloy Room réaliser 15 arrêts en temps réglementaire lors d’un match nul 0-0, égalant un record pour un seul match de phase de groupes.
Les fortes chaleurs nord-américaines ont entraîné des pauses d’hydratation obligatoires ; certains matches ont tout de même été joués sous des températures élevées — notamment 38°C lors du France–Paraguay à Philadelphie.
Ambiance médiatique et politique
L’archipel du Cap-Vert, faisant ses débuts en Coupe du Monde, a vu son gardien Vozinha devenir une sensation sur les réseaux sociaux, passant de 50 000 à près de 29 millions d’abonnés en quelques jours.
La finale au MetLife Stadium a aussi été marquée par des retombées politiques : la présence du président américain Donald Trump, annoncée par Gianni Infantino, a suscité des débats, notamment après que Trump a affirmé avoir demandé l’annulation de la suspension automatique d’un joueur américain expulsé en huitième de finale. La FIFA a par ailleurs ouvert une enquête sur des incidents postérieurs à la finale impliquant l’Argentine.
Source initiale : BBC




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