Momar Talla Ndao défend les commissions d’enquête et répond aux critiques de Takku Wallu
Invité de l’émission Point de vue (RTS), le député Pastef Momar Talla Ndao a défendu le travail des commissions d’enquête de l’Assemblée nationale et répondu aux critiques du groupe Takku Wallu, tout en dénonçant le recours au vote bloqué qu’il qualifie d’outil d’hyperprésidentialisme.
Les commissions d’enquête, outil de contrôle
Momar Talla Ndao a rappelé que le rôle des députés dépasse le seul vote des lois : l’évaluation des politiques publiques et le contrôle de l’action gouvernementale font partie de leurs prérogatives constitutionnelles. Selon lui, les commissions d’enquête servent la transparence et la reddition des comptes, notamment quand il s’agit de la gestion de biens ou de fonds publics.
Il a toutefois admis que la forme des auditions peut être améliorée, soulignant que de nombreux députés participent pour la première fois à ce type d’exercice et qu’un travail préparatoire — recherches documentaires et vérifications contradictoires — est mené en amont.
Réponse aux accusations de partialité et appel à la responsabilité de Takku Wallu
Interrogé sur la critique de l’ancien ministre Abdou Karim Fofana, qui avait accusé la présidence de la commission de partialité lors de son audition, Ndao a rejeté ces allégations. Il assure que son rôle est de maintenir le cadre des échanges et de relancer quand les réponses ne permettent pas d’éclaircir les faits recherchés.
Sur le retrait annoncé par Takku Wallu des commissions d’enquête, il a trouvé contradictoire qu’un groupe qui réclame des investigations sur des questions foncières envisage d’abandonner les travaux, d’autant plus que ce même groupe préside une commission consacrée aux questions foncières. Il invite donc Takku Wallu à préciser les raisons de son retrait et à poursuivre sa mission.
Un contexte de réformes et de tensions institutionnelles
Le député a aussi défendu la volonté de la majorité parlementaire de poursuivre les réformes inscrites dans le programme évoqué lors de l’élection présidentielle, citant des initiatives comme la réforme des fonds spéciaux ou le renforcement du contrôle parlementaire sur certains contrats. Il a estimé que l’usage du vote bloqué contribue, au contraire, à préserver un hyperprésidentialisme que la majorité souhaite réduire.
Pour Ndao, malgré les censures du Conseil constitutionnel et les tensions politiques, la dynamique de réforme doit se poursuivre et les institutions fonctionner correctement afin d’assurer davantage d’équilibre entre pouvoirs.
Source initiale : seneweb.com


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