Oumar Sow porte plainte pour « actes de torture » après des violences au tribunal de Pikine-Guédiawaye
Oumar Sow a saisi la justice. L’ancien ministre conseiller et président du mouvement And – Marchons Ensemble a déposé une plainte avec constitution de partie civile auprès du doyen des juges du tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, visant des violences commises par des agents en service, des actes de torture et des traitements inhumains ou dégradants. Les faits dénoncés se seraient produits le 2 octobre 2026.
Récit des faits selon le plaignant
Selon la plainte, Oumar Sow s’était présenté peu après midi pour un rendez-vous avec un magistrat. Il raconte avoir eu un échange avec un agent de sécurité de proximité au premier étage, qui a dégénéré. D’après sa version, l’agent l’aurait sommé de descendre puis l’aurait poussé. Environ quatre agents des forces de défense et de sécurité seraient intervenus et l’auraient saisi, le plaçant dans une situation dangereuse à proximité de l’escalier.
Le plaignant affirme ensuite avoir été conduit brutalement vers la cave du tribunal où il aurait perdu connaissance. Il dit s’être retrouvé en cellule avec des vêtements déchirés, des blessures à la tête et au membre supérieur. Vers 17 heures il a été emmené à l’hôpital Roi Baudouin de Guédiawaye, où des soins lui ont été prodigués et des injections reçues. Il a été libéré après 20 heures sans audition, d’après sa plainte.
Qualifications juridiques et demandes
Oumar Sow demande l’ouverture d’une information pour « faits d’extrême gravité » et sollicite l’identification des agents en service (sécurité de proximité et FDS) par les tableaux de service, registres et matricules. Il invoque plusieurs dispositions — dont des articles du Code pénal et des textes internationaux (Constitution, Charte africaine, Pacte international, Convention contre la torture) — pour qualifier les faits de violences, de violences commises par des agents dans l’exercice de leurs fonctions, et, potentiellement, d’actes de torture.
Il requiert la réquisition des images de vidéosurveillance, l’examen des registres de la cave et des mains courantes, la chronologie de la privation de liberté, ainsi que toute mesure permettant une collecte impartiale des preuves. Il se constitue partie civile et réserve le chiffrage de son préjudice après production des justificatifs et, si besoin, expertise médicale.
Éléments à vérifier par l’enquête
La plainte précise que l’instruction devra établir l’identité et le statut des intervenants, la chronologie des événements, le lien entre les violences dénoncées et les blessures constatées, ainsi que les motifs et formalités du placement en cave et du maintien au commissariat. Le plaignant signale qu’une femme présente et un avocat l’ont reconnu et que leurs témoignages seront communiqués lors de l’information.
Source initiale : seneweb.com


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