Plan Diomaye : pour Mohamed Lamine Manga, 53 milliards pour la Casamance « n’est pas ambitieux »
Le montant de 53 milliards de francs CFA annoncé pour le Plan Diomaye en Casamance est jugé « peu ambitieux » par l’historien et enseignant-chercheur Mohamed Lamine Manga. Invité du « Grand Jury » le 27 septembre 2026, il appelle à une révision de la stratégie et à des résultats tangibles sur le terrain.
Un montant jugé insuffisant
Mohamed Lamine Manga estime que 53 milliards « ce n’est pas du tout ambitieux » pour une région marquée par plus de quarante années de conflit. Selon l’universitaire, la somme reste en décalage avec l’ampleur des besoins en reconstruction et en infrastructures de base, notamment dans les villages d’origine où le retour des populations s’amorce.
Priorités : infrastructures, mobilité et valorisation des ressources
Au-delà du montant, Manga insiste sur la qualité de la dépense publique et l’urgence d’obtenir des effets concrets. Il pointe en particulier l’enclavement — détérioration d’axes routiers et dysfonctionnements de la desserte aérienne vers Ziguinchor et Cap Skirring — qui freinent la mobilité des personnes et le convoyage des marchandises.
Pour sortir de la dépendance, il préconise une politique économique axée sur les compétences et les richesses locales : développement de l’agrobusiness, transformation sur place des produits, gestion durable des ressources forestières et amorce d’un tissu industriel régional. « Investir en Casamance, ce n’est pas jeter de l’argent par la fenêtre », affirme-t-il.
Un rendez-vous gouvernemental annoncé
En marge des commémorations du naufrage du Joola, l’exécutif a annoncé la tenue prochaine d’un Conseil interministériel pour une évaluation à mi-parcours du Plan Diomaye. L’allocution de l’historien souligne la pression sur le gouvernement pour traduire les annonces financières en réalisations visibles sur le terrain.
Source initiale : seneweb.com


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