RDC : la coalition C64 pose des conditions avant tout dialogue avec Kinshasa
La coalition d’opposition congolaise C64 a détaillé, jeudi à Kinshasa, les conditions qu’elle pose avant d’engager tout dialogue avec le pouvoir. À deux ans de la fin du second mandat de Félix Tshisekedi, le groupe dit vouloir un processus inclusif mais refuse de servir de caution à un projet « permettant un troisième mandat ».
Des préalables clairs
La C64 exige la libération des prisonniers politiques, l’arrêt des poursuites judiciaires à caractère politique et le respect des libertés publiques comme conditions préalables à toute négociation. Les opposants demandent aussi des garanties institutionnelles : ils ne discuteront pas tant que le président Félix Tshisekedi n’aura pas renoncé publiquement à son projet de modification de la Constitution, jugé dangereux par la coalition.
Refus d’un dialogue sous pression
Jean-Marc Kabund, porte-parole de la C64, a souligné que l’opposition ne négocie pas ses convictions et refuse un dialogue « sous la répression » ou dans « la violation permanente de la Constitution ». La coalition rappelle par ailleurs que des portions du territoire national restent occupées, ce qui, selon elle, rend inapproprié tout processus de refonte constitutionnelle.
Mobilisation et médiation
Pour maintenir la pression, la C64 appelle à une grande marche le 22 juillet vers le palais de la Nation pour dire « non » à ce qu’elle qualifie de coup d’État constitutionnel. Elle se dit toutefois prête à une médiation internationale, notamment sous l’égide de l’Union africaine, tout en affirmant qu’elle ne transigera pas sur la souveraineté du peuple congolais.
Source initiale : RFI


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