Ousmane Sonko menace de faire tomber le gouvernement « autant de fois que nécessaire »
À Touba, le 12 juillet, Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale et leader du Pastef, a annoncé qu’il était prêt à faire tomber le gouvernement « autant de fois qu’il sera nécessaire » en s’appuyant sur la majorité parlementaire de son parti. Ses propos marquent une rupture nette avec le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye, ancien allié.
Accusations sur la gestion de la souveraineté et des ressources
Sonko reproche à Bassirou Diomaye Faye et au Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô d’abandonner la renégociation de contrats stratégiques avec des multinationales, notamment dans le secteur du phosphate. Il estime que l’exécutif détricote les mesures prises pour préserver le climat des affaires et porte atteinte au projet souverainiste pour lequel Faye a été élu.
Menace de motions de censure et position d’opposant
Le président de l’Assemblée a dit disposer de « leviers » pour « faire face » à la présidence, évoquant explicitement les motions de censure. Par ces déclarations, Sonko se positionne comme le premier opposant au chef de l’État, dénonçant aussi la gestion de la dette publique et l’absence de programme avec le FMI.
Réactions et contexte institutionnel
Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô a répondu sur Facebook, accusant Sonko de tenter d’approprier le patriotisme à son camp. Le climat politique est tendu : le Conseil constitutionnel avait récemment invalidé, le 9 juillet, une révision votée par l’Assemblée modifiant l’équilibre des pouvoirs entre exécutif et parlement. Sonko, limogé comme Premier ministre le 22 mai, avait été élu président de l’Assemblée nationale le 26 mai.
Source initiale : RFI


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