Sénégal : premières informations sur la première réunion entre l’État et ses créanciers dans le cadre du PTDS
Chapô : Le 6 octobre, l’État du Sénégal a organisé sa première réunion virtuelle avec ses créanciers dans le cadre du Plan de traitement de la dette (PTDS). Présidée par des services du FMI, la rencontre a permis de présenter le stock de dette, les mesures déjà prises et les grandes lignes du programme attendu avec le FMI.
Etat des lieux : 27 132 milliards FCFA, soit 105,3 % du PIB
Lors de la première communication sous les bons offices du FMI, les autorités ont indiqué que la dette de l’État central et des entreprises publiques était évaluée à 27 132 milliards de FCFA à fin 2025, soit 105,3 % du PIB. La dette extérieure représente 18 394 milliards FCFA, soit 71,4 % du PIB.
Mesures déjà engagées pour réduire la vulnérabilité
Le gouvernement a présenté plusieurs mesures prises pour remédier aux vulnérabilités liées à la dette : réduction du déficit budgétaire (de 11,7 % du PIB en 2024 à 5,4 % en 2025), rationalisation des dépenses, renforcement de la mobilisation des recettes, première rationalisation des subventions énergétiques et réformes structurelles. Un audit de la dette publique 2019-2024 a été achevé et une direction unique de gestion de la dette (DGFD) a été créée.
Objectifs du programme soutenu par le FMI et calendrier attendu
Le programme vise à ramener la trajectoire budgétaire sur une base soutenable tout en préservant une croissance inclusive. Les axes présentés comprennent l’élargissement de l’assiette fiscale, la baisse progressive des subventions énergétiques avec ciblage social via transferts monétaires, la mise en place d’un système intégré de gestion de la dette, le renforcement de la gouvernance, et des réformes pour soutenir le secteur privé (nouveau Code des investissements, réforme des PPP, autorité de la concurrence, réformes du secteur électrique et gestion transparente des recettes hydrocarbonées).
Perspectives macroéconomiques et finances publiques
Les autorités ont fait valoir des perspectives favorables : croissance résiliente, rebond attendu en 2026 après la consolidation de 2025, et un marché financier intérieur profond qui continue à répondre aux besoins de financement malgré des rendements plus élevés. Le rebasage du PIB porte celui-ci à 25 767 milliards FCFA pour 2025 (+20 %). Le programme vise également à réduire les dépenses primaires au cours des premières années et à stabiliser la trajectoire ensuite, soutenu par la réforme des subventions, la rationalisation des transferts et la maîtrise de la masse salariale.
Source initiale : seneweb.com


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