« Sœurs du sperme » : trois femmes découvrent qu’elles partagent le même donneur après des tests ADN
Natasha, Gemma et Helen ont grandi en croyant connaître leur père. Des tests ADN réalisés à l’âge adulte ont révélé qu’elles ont été conçues à partir du même donneur de sperme. Leur histoire illustre les conséquences personnelles et sociales d’une période du don peu encadrée au Royaume‑Uni avant 1991.
Une découverte tardive et une rencontre marquante
Gemma et Helen, élevées ensemble dans le Berkshire, ont appris à la fin de leur vingtaine qu’elles avaient été conçues grâce à un donneur. Un test ADN a confirmé qu’elles partageaient le même père biologique et les a mises en relation avec d’autres demi‑sœurs, dont Natasha. Les trois femmes racontent une première rencontre très émotive et décrivent des ressemblances physiques et de goûts — notamment une forte créativité — qui les ont rapprochées.
Identifier le père biologique et les répercussions identitaires
Le test a aussi permis d’identifier leur père biologique, qu’elles ont contacté et décrit comme « accueillant » et « positif ». Pour chacune, la découverte a provoqué des réactions différentes : questionnement identitaire puis, pour plusieurs, un sentiment de clarté et de paix. Elles soulignent avoir ressenti d’abord de la solitude avant de se retrouver et d’échanger sur leurs vies.
Un contexte légal et des enjeux de protection
Les femmes rappellent que leur conception remonte à une époque « sans règles » : la Human Fertilisation and Embryology Authority (HFEA) n’a été créée qu’en août 1991. Depuis 2005, le don de gamètes n’est plus anonyme au Royaume‑Uni et les personnes conçues par don peuvent obtenir des informations identifiantes sur leur donneur à partir de 18 ans. Mais les trois sœurs s’inquiètent que l’encadrement reste fragile, notamment avec l’essor d’échanges de dons de gamètes via des réseaux sociaux et des applications.
Elles souhaitent briser le tabou autour de la conception par donneur et encouragent davantage de transparence pour protéger les enfants issus de ces pratiques et informer les familles.
Source initiale : BBC


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