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Santé

Zambie–États‑Unis : un accord sanitaire de 1,5 milliard de dollars signé malgré des zones d’ombre

10/09/2026 Par 0 commentaire
Zambie: Lusaka et Washington signent un accord sanitaire pour financer des soins essentiels dans le pays

Le gouvernement zambien et les États‑Unis ont signé, jeudi 8 octobre, un accord sanitaire qui prévoit 1,5 milliard de dollars de financements américains sur cinq ans pour soutenir les soins essentiels en Zambie. Lusaka annonce parallèlement une hausse de sa contribution à près de deux milliards de dollars.

Objectifs du partenariat

Selon les autorités, l’accord vise à financer le maintien des traitements contre le VIH, la lutte contre le paludisme et la tuberculose, ainsi qu’à accélérer la vaccination. Le ministre zambien de la Santé, Roma Chilengi, a déclaré que les principaux points de blocage identifiés lors des négociations ont été levés.

Données, échantillons et minerais : quels compromis ?

Les autorités zambiennes indiquent que la question du partage de données médicales et d’échantillons biologiques a été réglée. L’ambassadeur zambien aux États‑Unis, Chibamba Kanyama, précise que le partage sera limité au suivi et à l’évaluation des programmes, afin, selon lui, de protéger la vie privée des citoyens tout en préservant le partenariat.

Un autre point sensible — lier l’accord sanitaire à un compromis sur les minerais stratégiques — aurait également été traité, selon Lusaka. Les États‑Unis avaient auparavant reconnu le caractère « transactionnel » de l’accord en le reliant à une « contrepartie » dans le secteur minier, ce qui avait soulevé des critiques en Zambie.

Appel à la transparence de la société civile

Le texte final de l’accord ne sera pas rendu public, une décision qui alimente les inquiétudes. La société civile réclame que le Parlement puisse examiner le document : Josiah Kalala, directeur de l’ONG Chapter One Foundation, affirme que sans examen public et parlementaire, il est impossible de vérifier l’absence de clauses permettant l’arrêt brutal de soins essentiels et de connaître les solutions prévues si des services dépendant de l’aide étrangère devaient être interrompus.

Source initiale : RFI

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