samedi 1 août 2026 Dakar, Sénégal ☀ 28°C
♦ Temps forts
Culture

Ngalle Jojo : le premier album « Na Bo Ndedi » réédité et remis en lumière

07/15/2026 Par 0 commentaire
Ngalle Jojo : le premier album « Na Bo Ndedi » réédité et remis en lumière

Celluloïd Records signe la réédition de Na Bo Ndedi, le premier album de Ngalle Jojo, musicien camerounais originaire de Douala. L’opération remet en lumière un artiste discret mais central dans l’histoire du makossa et de sa diffusion hors du Cameroun.

Un jeune talent passé par les cabarets de Douala

Né Joseph Ngalle, Ngalle Jojo se fait connaître dès son adolescence en fréquentant le « circuit des cabarets » où il forge son sens de la scène et son répertoire. En 1977, à 18 ans, il enregistre le 45 tours « Alliance », qui rencontre un succès retentissant et devient le premier disque d’or du label Sonodisc.

Na Bo Ndedi : un album conçu à Paris au contact de la diaspora

Fort de ce succès, Sonodisc invite Ngalle Jojo à Paris pour enregistrer son premier album, Na Bo Ndedi, sorti en 1978. Le disque reflète les échanges culturels de l’époque : aux côtés de musiciens camerounais, on trouve des artistes venus du Sénégal, de la Martinique et du Gabon. Cette manière de mêler rythmes traditionnels et arrangements modernes — synthétiseurs inclus — illustre l’effervescence musicale des années 1970-80.

Fin de collaboration avec Sonodisc et reconversion

La montée en puissance de la cassette et des difficultés commerciales fragilisent Sonodisc à la fin des années 1980, mettant un terme à l’aventure du label et laissant Ngalle Jojo sans contrat. Face à ces bouleversements, il se tourne ensuite vers la religion et devient pasteur, exerçant dans l’Oise, au nord de Paris.

Pourquoi cette réédition compte

La réédition de Na Bo Ndedi permet de redécouvrir un pan important de l’histoire du makossa et de mesurer l’influence de ce courant camerounais sur d’autres musiques populaires. Elle rappelle aussi le rôle des labels diasporiques comme Sonodisc dans la diffusion des musiques africaines en Europe et la fragilité économique des artistes de cette période.

Source initiale : RFI

Articles liés

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Recevez l’essentiel de l’actualité

Inscrivez-vous pour recevoir les titres importants et les sujets à suivre sur le Sénégal, l’Afrique et le monde.