D’où vient le vent : road movie tunisien sur une jeunesse en quête d’horizon
Dans D’où vient le vent, deux amis d’enfance entreprennent un pari insensé : rallier Djerba depuis Tunis sans argent ni voiture, pour participer à un concours de dessin promettant une résidence en Allemagne. Premier long métrage d’Amel Guellaty, le film est en salles en France depuis le 14 juillet 2026 et a déjà reçu le prix du public au dernier festival de Carthage.
Un road movie solaire et tranchant
La réalisatrice, photographe de formation, compose des plans précis et colorés : le rouge illustre la colère d’Alyssa, le bleu la sérénité de Mehdi, le jaune le désert brûlé. Ces teintes servent à raconter les états d’âme des personnages autant que leurs actions. Le ton du film mélange légèreté et gravité : la forme rappelle la comédie dramatique et le road trip ensoleillé, tandis que le fond aborde des sujets sociaux difficiles.
Portrait d’une génération
Alyssa et Mehdi incarnent une jeunesse qui cherche à s’émanciper dans une Tunisie où les perspectives semblent limitées. Alyssa, pleine d’inventivité parfois limite, illustre la débrouille et la détermination qui poussent nombre de jeunes à vouloir partir. La réalisatrice dit vouloir « parler d’une génération tunisienne mais aussi méditerranéenne », évoquant le chômage, l’absence d’espoir et le désir de quitter son pays, sans céder à un ton purement dramatique.
Entre espoir et désillusion
Le concours qui motive le voyage se révèle révélateur : corruption et clientélisme persistent, et les promesses s’effritent. Mais le film ne se veut pas une simple dénonciation. Il s’attache plutôt à ce que deviennent ceux qui ont pris la route malgré tout, en célébrant l’énergie, l’humour et la résilience de la jeunesse.
Source initiale : RFI




Laisser un commentaire