Au Kenya, la justice examine un recours contre l’exploitation de Mrima Hill liée à un accord avec les États‑Unis
La justice kényane a entamé mardi 21 juillet l’examen d’un recours visant à suspendre un accord sur les minerais critiques entre Nairobi et Washington. Le dossier porte sur Mrima Hill, une zone d’environ 160 hectares réputée pour ses importantes réserves de terres rares mais aussi pour son statut de forêt classée et de monument national.
Une zone protégée au cœur du litige
Sous les collines boisées de Mrima Hill se trouvent des minerais utilisés dans l’aéronautique, les infrastructures et l’industrie énergétique. Mais la loi kényane interdit en principe les activités minières dans les monuments nationaux. Les communautés locales considèrent le site comme un lieu sacré.
La contestation porte sur l’opacité de l’accord
À l’origine du recours, le Centre for Litigation Trust reproche au gouvernement d’avoir négocié le projet sans consultations publiques ni contrôle parlementaire. Les requérants disent n’avoir vu ni les termes du contrat, ni l’étude d’impact environnemental, ni les modalités de partage des bénéfices ou de propriété des zones concernées.
Un symptôme d’une défiance plus large
Au‑delà du dossier minier, cette affaire illustre une méfiance grandissante vis‑à‑vis de la manière dont des accords bilatéraux ont été conclus, qu’il s’agisse de partenariats de santé ou d’installations liées à la lutte contre les épidémies. Des acteurs de la société civile estiment que la Constitution garantit le droit d’accès à l’information et se tournent de plus en plus vers les tribunaux pour faire respecter ces principes.
Source initiale : RFI




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