Am Dafock sous la menace d’une nouvelle offensive depuis le Soudan
À Am Dafock, dans le nord-est de la Centrafrique, le marché et les activités agricoles ont repris après l’attaque du 30 juin attribuée à l’Alliance du sursaut patriotique (ASP). Mais la population vit toujours dans la crainte d’un nouveau passage à l’offensive depuis le Soudan, à quelques centaines de mètres de la ville.
Une frontière poreuse et des voisins armés
Les cultivateurs empruntent des pistes qui longent la ligne frontalière. Ils observent, côté soudanais, des dispositifs armés et constatent que, ces dernières années, les limites territoriales ont été brouillées par les mouvements des groupes armés. Plusieurs habitants dénoncent des déplacements de bornes et craignent une occupation progressive de leur territoire par des forces extérieures.
La peur d’un regroupement des rebelles
Des riverains affirment que des combattants chassés de la zone se sont retranchés de l’autre côté de la frontière et dans la brousse, où ils se réarment. Cette rumeur alimente l’inquiétude d’une population déjà éprouvée par la violence et les déplacements récents.
Renforcement militaire pour rassurer
Pour tenter de prévenir toute nouvelle incursion, le gouvernement centrafricain indique avoir renforcé ses dispositifs militaires dans la région, avec le soutien de ses alliés. Malgré ces mesures, la tension demeure palpable dans Am Dafock, où habitants et cultivateurs restent sur le qui-vive.
Source initiale : RFI




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