Le Royaume‑Uni confirme de fortes coupes dans son aide au développement vers l’Afrique
Le gouvernement britannique a publié le détail des économies prévues sur son aide directe au développement : les réductions annoncées début 2025, qui ramènent l’effort de 0,5% à 0,3% du PIB en 2027, frappent principalement les pays africains les plus vulnérables.
Des coupes concentrées sur les pays les plus fragiles
Les nouvelles allocations montrent que des États déjà affaiblis par les conflits seront lourdement affectés. La Somalie et le Soudan du Sud figurent parmi les plus touchés, avec des diminutions de près de 50% des aides directes. Ces coupes interviennent alors que ces pays font face à des crises humanitaires et sécuritaires persistantes.
Remplacement annoncé par une « assistance technique »
Pour compenser la réduction des versements directs, Londres promet de favoriser une « assistance technique » : financement d’ONG, envoi de consultants et appui au développement des systèmes de santé. Concrètement, le Royaume‑Uni privilégiera le soutien d’acteurs externes plutôt que des transferts financiers aux États concernés.
Des limites et des risques soulignés
Plusieurs observateurs mettent en garde : sans ressources nationales pour construire des infrastructures ou former des professionnels de santé, l’appui technique risque d’être insuffisant. Les populations pourraient voir leur vulnérabilité augmenter face aux épidémies et aux inégalités en l’absence d’investissements structurels.
Critiques sur la transparence et les priorités politiques
La présidente du comité parlementaire britannique chargé de l’aide au développement a dénoncé le manque de transparence du gouvernement, qui a mis près d’un an et demi pour détailler ces coupes. Selon le gouvernement, la remilitarisation du Royaume‑Uni constitue désormais une priorité budgétaire, une orientation jugée moins populaire auprès des électeurs que l’aide au développement.
Source initiale : RFI




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