Ibrahim Traoré réaffirme son autorité et met fin aux rumeurs de divisions au sommet
Le capitaine Ibrahim Traoré a répondu fermement aux spéculations sur d’éventuelles rivalités au sein de la junte au pouvoir au Burkina Faso. À 38 ans, il a multiplié les déclarations publiques pour affirmer qu’il est le seul « homme fort » à la tête de l’État et pour menacer de sanctions contre tout comportement dit « anti-révolutionnaire ».
Absences prolongées de proches collaborateurs
Les prises de parole du chef de l’État font suite à plusieurs disparitions de la scène publique de responsables proches du pouvoir. Le commandant Oumarou Yabré, chef des services de renseignement et président du Conseil national de sécurité, n’a pas été vu publiquement depuis fin mai. Selon des sources citées par l’AFP, il ne se rendrait plus à son bureau et les effectifs chargés de sa sécurité auraient été réduits. Plusieurs personnalités de son entourage ont par ailleurs été relevées de leurs fonctions.
Le cas d’autres cadres puissants
Autre figure dont l’absence alimente les interrogations : le capitaine Kiswendsida Azaria Farouk Sorgho, ancien porte-parole des militaires et commandant du Bataillon d’intervention rapide n°4. Présenté comme un des piliers de la junte, il n’a pas réapparu publiquement depuis environ deux mois et son commandement est assuré par son adjoint, selon des sources sécuritaires. Le père de l’officier aurait lui aussi été enlevé, d’après l’entourage familial.
Réponse claire du chef de l’État
Face à ces rumeurs, Ibrahim Traoré a insisté : « il n’y a pas deux capitaines dans le bateau », et a averti qu’il « materait » sans état d’âme quiconque dévierait de sa ligne. Sa mise au point vise à couper court aux spéculations relayées par les réseaux sociaux et certains observateurs estimant qu’il pourrait être sous l’influence d’un numéro deux.
Source initiale : RFI




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