En Bujumbura, opposants et chefs religieux congolais exposent leurs divergences sur la révision constitutionnelle
À Bujumbura, le 6 juillet, le président burundais Évariste Ndayishimiye a reçu séparément des délégations de responsables religieux congolais et des représentants de la Coalition Article 64 (C64). L’objet des échanges : la crise institutionnelle en République démocratique du Congo et, en particulier, le projet de révision constitutionnelle.
Des églises divisées, deux lignes claires
Les audiences ont opposé deux approches religieuses. L’Église de réveil du Congo, favorable au changement constitutionnel, a défendu le respect du calendrier fixé par les autorités en place. À l’inverse, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et l’Église du Christ au Congo (protestants) ont réaffirmé leur opposition à la révision et rappelé leur feuille de route pour un dialogue national, élaborée avec la médiation angolaise.
Opposition politique : conditions préalables et méfiance
La Coalition Article 64 a salué le principe d’un dialogue mais exprimé une forte méfiance envers le pouvoir. Les opposants demandent l’abandon du projet de révision constitutionnelle tant que le pays est en guerre, la préservation de la Constitution de 2006 et des gestes de décrispation politique : libération des prisonniers politiques, annulation des condamnations à caractère politique et suppression des restrictions à la délivrance de passeports pour les opposants.
Selon plusieurs participants, Évariste Ndayishimiye a indiqué avoir l’accord préalable de Félix Tshisekedi pour conduire ces échanges et a dit vouloir, en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine, contribuer à une solution. Il a par ailleurs promis de s’entretenir avec le chef de l’État congolais après ces rencontres. La Coalition Article 64 maintient néanmoins une mobilisation annoncée pour le 22 juillet à Kinshasa.
Source initiale : RFI




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