L’Afrique du Sud affirme avoir expulsé plus de 53 000 étrangers lors d’une vaste opération
Le gouvernement sud-africain a annoncé que 53 499 ressortissants étrangers ont été expulsés ou rapatriés depuis le lancement, il y a cinq semaines, d’une vaste campagne dite de « gestion des migrations », menée après des semaines de manifestations anti-immigration.
Une opération de grande envergure
La ministre de la Justice et du Développement constitutionnel, Mmamoloko Kubayi, a précisé que la majorité des personnes concernées sont originaires du Malawi, du Zimbabwe et du Mozambique. Le chiffre, dit-elle, devrait encore augmenter au fur et à mesure des rapatriements et expulsions en cours.
Contexte et réactions
Cette opération survient après plusieurs semaines de manifestations contre les migrants, marquées par des actes de violence, d’intimidation et des pillages. Les manifestants exigent un renforcement des contrôles frontaliers et des expulsions, accusant les étrangers de contribuer au chômage, à la hausse de la criminalité et à la détérioration des services publics.
Garanties et avertissements
Lors de sa conférence de presse à Pretoria, Mme Kubayi a déclaré que les autorités tentaient d’établir une politique migratoire « ordonnée et régulière », tout en respectant les droits humains et la dignité des personnes présentes sur le territoire. Elle a ajouté que l’opération avait aussi permis d’appréhender des personnes recherchées par la police pour des activités criminelles présumées.
Le président Cyril Ramaphosa a reconnu les inquiétudes de la population face à l’immigration mais a condamné les agressions et mis en garde contre toute forme d’autodéfense. Les autorités ont en outre averti les manifestants de ne pas mener de perquisitions non autorisées dans des logements ou commerces soupçonnés d’abriter des migrants en situation irrégulière.
Source initiale : BBC




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