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Kenya : ouverture du procès de six personnes accusées de la mort en détention d’Albert Ojwang

07/22/2026 Par 0 commentaire
Kenya : ouverture du procès de six personnes accusées de la mort en détention d’Albert Ojwang

Le procès de six personnes accusées de la mort en détention du jeune militant kényan Albert Ojwang a débuté les 20 et 21 juillet 2026 à la Haute Cour de Kibera, à Nairobi. Ojwang, 31 ans, était décédé dans sa cellule dans la nuit du 7 au 8 juin 2025 après son arrestation pour des publications accusant un haut responsable de la police de corruption.

Des images et une autopsie qui contredisent la version policière

La police avait d’abord affirmé qu’Ojwang s’était blessé en se cognant la tête contre un mur pendant sa détention. Le rapport d’autopsie a toutefois établi que ses blessures avaient été « infligées par une force externe ». Des images de vidéosurveillance du commissariat, présentées en cour, montrent selon un expert de l’autorité indépendante de contrôle de la police Ojwang entrant vivant puis ressortant quelques heures plus tard porté et apparemment inconscient. Un témoin a également déclaré avoir vu des hommes non identifiés se diriger vers la cellule sur ces images.

Six accusés, trois policiers ; tous plaident non coupable

Six personnes sont poursuivies, parmi lesquelles trois policiers, et toutes ont plaidé non coupable. Le parquet rapporte qu’un des accusés a déclaré avoir été convoqué au commissariat après la mort d’Ojwang et avoir reçu, selon lui, l’équivalent d’environ 20 euros du commandant du poste — également mis en cause — pour effacer les images de vidéosurveillance. Malgré cette accusation, certaines séquences ont pu être récupérées et intégrées au dossier.

Une affaire qui ravive l’indignation

La mort d’Albert Ojwang avait provoqué une forte émotion au Kenya et déclenché plusieurs journées de manifestations. L’ouverture du procès et les premières révélations ont ravivé la colère et alimenté les critiques contre les pratiques policières. Faith Odhiambo, ancienne présidente de l’association des avocats du Kenya, a dénoncé ce qu’elle a qualifié de « chorégraphie de l’impunité ».

Source initiale : RFI

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