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Trois officiers congolais déployés à Goma pour le mécanisme de surveillance du cessez‑le‑feu

08/10/2026 Par 0 commentaire

Trois officiers des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) sont arrivés à Goma le 13 juillet pour prendre part au mécanisme conjoint chargé de veiller à l’application du cessez‑le‑feu signé à Doha entre Kinshasa et l’AFC/M23.

Qui sont les officiers et quel est leur rôle ?

Il s’agit de Cosmas Ben Epule, Fredy Lokuli Bofanda et André Kitoko Dimonekene — un lieutenant‑colonel et deux majors — arrivés à bord d’un vol de la Monusco et accompagnés de la représentante spéciale adjointe du secrétaire général des Nations unies en RDC, Vivian van de Perre. Ils représentent la partie gouvernementale au sein de l’Expanded Joint Verification Mechanism (EJVM+/MCVE+), dont la mission est de surveiller, enquêter et rendre compte des violations du cessez‑le‑feu.

Un mécanisme attendu mais retardé

Le mécanisme était prévu par l’accord de cessez‑le‑feu signé à Doha le 14 octobre 2025; ses termes de référence ont été adoptés le 2 février 2026. L’opérationnalisation a toutefois pris du retard et n’a été actée formellement qu’en avril, lors de pourparlers à Montreux où un mémorandum d’entente a officialisé la création du dispositif. Il doit réunir un nombre égal de représentants des deux parties, avec l’appui de la Monusco et la présence d’observateurs tels que l’Union africaine, le Qatar et les États‑Unis.

Un déploiement fragile au milieu des accusations réciproques

Plusieurs obstacles subsistent : financement, désignations incomplètes et accès sécurisé le long de la ligne de front. Sur le terrain, les combats et les frappes continuent. Les FARDC ont accusé la coalition RDF‑AFC/M23 d’avoir mené des frappes de drones début juillet, faisant des victimes civiles et causant des dégâts, notamment à Baraka (Sud‑Kivu). De son côté, l’AFC/M23 a dénoncé des attaques attribuées aux forces gouvernementales les 12 et 14 juillet dans plusieurs localités du territoire de Masisi (Nord‑Kivu) et affirme vouloir établir un périmètre de sécurité pour protéger les civils.

L’arrivée des officiers congolais marque une étape opérationnelle pour le mécanisme mais intervient dans un climat de défiance où les deux camps s’accusent mutuellement, au moment même où le dispositif doit commencer à fonctionner sur le terrain.

Source initiale : RFI

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