Trump renonce en 24 heures à son projet de péage dans le détroit d’Ormuz
En moins de vingt-quatre heures, le président américain Donald Trump a fait machine arrière sur une mesure spectaculaire : lundi il annonçait sur les réseaux sociaux la reprise d’un blocus naval américain et l’instauration d’un « péage » de 20% pour tous les navires traversant le détroit d’Ormuz. Le lendemain, il abandonnait l’idée et proposait plutôt de conclure des « accords commerciaux et d’investissement » avec les alliés du Golfe, en échange d’un passage sécurisé.
Un revirement dans un conflit sans issue claire
Le revirement intervient alors que la confrontation entre les États-Unis et l’Iran dure depuis plus de quatre mois, malgré un protocole d’accord signé il y a un mois qui avait instauré un cessez‑le‑feu précaire et ouvert un cadre de négociations. L’annonce du retour du blocus et les frappes américaines qui l’ont accompagnée ont conduit Téhéran à intensifier ses attaques contre des alliés des États-Unis et le trafic maritime, paralysant à nouveau le détroit.
Questions juridiques et contradictions internes
La proposition de taxe de 20% s’inscrivait dans la logique de Trump visant à faire payer les alliés pour la protection américaine. Mais elle contredisait la position exprimée quelques jours plus tôt par le secrétaire d’État Marco Rubio, qui rappelait que « aucun pays n’est autorisé à percevoir des péages ou des droits de passage sur une voie navigable internationale », en référence au droit international. La Maison Blanche devra sans doute distinguer publiquement la taxe évoquée par Trump des revendications de Téhéran.
Un bras de fer aux conséquences économiques et sécuritaires
Au-delà de la rhétorique, la situation reste instable : attaques récentes contre des navires marchands dans le détroit ont entraîné des ripostes américaines et la fin de l’accord de cessez‑le‑feu. Les analystes estiment que, sans intensification militaire majeure, l’Iran conserve la capacité de perturber le passage dans le détroit, exposant la région à une guerre d’usure longue et coûteuse.
Source initiale : BBC



Laisser un commentaire